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Traversée à ski

Quatre Palois vont traverser les Pyrénées d’ouest en est à ski.

Publié le 3 mars 2018 par la République des Pyrénées

 

Ils sont parti le 3 mars du Pic d’Orhy pour un périple qui durera jusqu’au 25 mars et arrivera au Canigou, dans les Pyrénées orientales.

Ils sont quatre Palois, âgés de 30 à 36 ans, tous skieurs expérimentés. Deux d’entre eux sont initiateurs fédéral en ski derandonnée. Ils sont parti ce matin du Pic d’Orhy pour un périple qui durera jusqu’au 25 mars et arrivera au Canigou, dans les Pyrénées orientales. Ainsi, ils réaliseront en ski de randonnée leur première traversée des Pyrénées d’Ouest en Est.

« Les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées, nous les connaissons bien » explique Martin Meric, l’un des quatre aventuriers, ces deux secteurs étant leur terrain de jeu des week-ends... En revanche, reconnaissent-ils, « nous découvrirons l’Est de la chaîne». Cette traversée, découpée en 18 étapes, d’environ 400 km compte 40 000 m dedénivelé positif. « Cinq jours sont prévus pour les aléas climatiques. La météo annoncée pour ce samedi n’est pas terrible mais pas catastrophique non plus. »

 

Accomplir une performance sportive

Extrait d'Aventures Pyrénéennes

 

"En 1966, Fernando Casanellas, Ricardo Godía et Antonio Villena réalisent en trente-sept jours, la première traversée à ski.

Ils quittèrent Fuenterrabia et l’Océan le 24 février, trouvèrent les premières neiges dans la vallée de Roncal après quatre jours de marche, puis traversèrent toute la chaîne en choisissant une haute route à la recherche de la meilleure neige, des plus belles descentes mais en évitant les zones avalancheuses. Ils ajoutèrent à leur itinéraire l’ascension de quelques hauts sommets, la Table des Trois Rois, le plus haut de la Navarre; l'Aneto, le Tuc de Mullères, la Pique d'Estats le sommet de la Catalogne; le Puigmal dans les Pyrénées orientales et le dernier de la chaîne, le Canigou.

Cette traversée leur demanda des efforts physiques importants. Ferdinand Casanellas raconta dans une interview d’un journal espagnol : « À la fin de la journée, quand nous arrivions vidés au point fixé pour y passer la nuit, en général nous étions contraints de réaliser de pénibles travaux : déneiger nos refuges, aménager nos abris, chercher du bois de chauffage, faire fondre de la neige pour nous ravitailler en eau, préparer le dîner, rafistoler nos vêtements et réviser le matériel. Quand nous nous jetions sur le couchage, nous étions exténués ».

La météo leur fut généralement favorable malgré des tempêtes de neige ou des températures entre moins vingt et moins trente degrés. La plus longue étape fut celle du lac Respumoso au refuge des Oulettes de Gaube, qu’ils atteignirent après treize heures de marche effectives, la plus difficile par la verticalité du terrain fut celle de Gavarnie à Pineta.

Après les dernières neiges du Canigou, ils reprirent la marche pour finir leur périple le 2 avril à Cadaqués sur la côte méditerranéenne."

 

 

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