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Rencontres - Fête du Livre Pyrénéen

Ma participation à la 9ème fête du Livre d'Aure et du Sobrarbe de Saint Lary a été un succès. Mais ne vous

y méprenez pas, mon livre n’a pas remporté un prix littéraire et mes ventes n’ont pas atteint les quantités pour en faire un « best-seller ».

Mon premier salon en tant qu’exposant fut un agréable moment d’échange avec des visiteurs, comme ce Toulousain passionné par le peu connu cirque de Barrosa. Je vous invite à visiter son site internet cirquedebarrosa.free.fr.

Et puis il y eu la rencontre avec un pionnier

du VTT dans les Pyrénées, surtout passionné par les montagnes aragonaises. Ce Bordelais d’origine et résidant maintenant dans le village de Tuzaguet, me surpris et me laissa pantois en affirmant être le neveu des frères Jean et Pierre Ravier. Il me proposa gentiment de les inviter à mon stand. C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai pu échanger quelques mots et figer notre rencontre

avec une photo de ces grands pyrénéistes que j’admire.

La proximité du stand de la Fédération Française de Randonnée fut l’occasion d’un échange avec son représentant régional qui valida mes informations sur l’histoire du GR10, décrites dans mon livre. Sa création d’abord dans les Hautes-Pyrénées et l'ouest de la Haute-Garonne, fut bien l’œuvre de Jean Adisson et non

celle de Georges Véron. A mon tour, je pu lui donner quelques avis sur le tracé du chemin de Saint Jacques

dans la région de l’ouest toulousain ou sur le manque d’hébergement pour des étapes ariégeoises du GR10.

 

Jean et Pierre Ravier

Extrait d’Aventures Pyrénéennes

 

"...Pendant plus de cinquante ans, les frères jumeaux Jean et Pierre Ravier (1933) formèrent la meilleure cordée de pyrénéistes. Autodidactes à l’apprentissage fulgurant, ils réalisèrent, entre 1952 et 2006, plus de 200 premières dans tous les massifs des Pyrénées.En 1946, en vacances à Tuzaguet dans les Hautes Pyrénées, ils firent leur première promenade en famille aux lacs du Néouvielle. En 1948, ils ascensionnèrent leurs premiers 3000 avec les pics de Boum et du Maupas et visitèrent l’Arbizon. À dix-huit ans, partis en tandem de Tuzaguet, Jean et Pierre étaient au pied du couloir de Gaube. Ils chaussèrent pour la première fois de vieux crampons, puis se lancèrent dans l’ascension du couloir en glace vive en s’initiant au cramponnage et à l’utilisation du piolet. Ils en sortirent sans problème et émerveillés par leur première course difficile. L’année suivante, ils firent leur première « première » sur la face est du Pic Gerbat. Pendant des années, bien que résidant à Bordeaux, ils prenaient leur voiture le week-end pour descendre dans les Pyrénées. Ils dormaient dans des cabanes, bivouaquaient, après leur course reprenaient la direction de leur domicile familial et retrouvaient leur commerce de pièces détachées pour voiture.Sans s’entraîner, les jumeaux grimpèrent pendant plusieurs années une corde à la taille, sans piton, ni beaucoup d’équipement. Ils ne recherchaient pas la célébrité, mais voulaient plutôt s’inscrire dans l’histoire du pyrénéisme.De 1953 à 1973, ils parcoururent les douze massifs des Pyrénées occidentales et centrales à la recherche des voies les plus difficiles comme la Grande Aiguille d’Ansabère, le Pilier de l’Embarradère dans l’Ossau ou la face nord du Piton Carré et le Dièdre jaune au Vignemale."

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